Production Solaire : Tarif d’achat pour le T1 2026
Mise à jour des tarifs d’achat de la production solaire par EDF, pour les petits puissances (segment “S21”) applicables du 1er janvier au 1er avril 2026.
Récapitulatif des tarifs S21 T1 2026 :
Tarifs S21 T4 2025 — segment 0–100 kWc
| Type | 0–9 kWc | 9–36 kWc | 36–100 kWc |
|---|---|---|---|
| Vente en totalité | — | 9,11 c€/kWhTarif S21 | 7,92 c€/kWhTarif S21 |
| Vente en surplus | 4,00 c€/kWhTarif S21 | 5,36 c€/kWhTarif S21 | 5,36 c€/kWhTarif S21 |
| Prime à l'investissement | 0,08 €/WcAutoconsommation | 0,14 €/WcAutoconsommation | 0,07 €/WcAutoconsommation |
Tarifs photovoltaïques S21 T1 2026 : ce qui change
La révision des tarifs S21 au 1er trimestre 2026 confirme une tendance de fond du photovoltaïque français : la baisse progressive des tarifs d’achat et le recentrage du soutien public vers l’autoconsommation.
Cette évolution concerne principalement les installations de 9 à 100 kWc, avec un segment 0–9 kWc stable par-rapport au T4 2025.
Résumé des tarifs d’achat de production solaire en 2026
Vente totale (injection réseau)
Pour les projets en vente en totalité, les tarifs au T1 2026 sont les suivants.
Sur le segment 0–9 kWc, la vente totale n’est pas proposée dans le cadre du S21.
Pour les installations 9–36 kWc, le tarif d’achat est fixé à 9,11 c€/kWh.
Pour les installations 36–100 kWc, il s’établit à 7,92 c€/kWh.
Cette baisse d’environ 13 % par rapport au T4 2025 réduit mécaniquement l’attractivité des projets reposant exclusivement sur l’injection réseau.
Vente en surplus et autoconsommation
En autoconsommation avec vente du surplus, les conditions sont plus stables.
Le tarif de rachat du surplus est maintenu à 4,00 c€/kWh pour le 0–9 kWc.
Il est fixé à 5,36 c€/kWh pour le 9–100 kWc.
Les primes à l’investissement sont les suivantes.
Pour le 0–9 kWc, la prime est de 0,08 €/Wc.
Pour le 9–36 kWc, elle atteint 0,14 €/Wc.
Pour le 36–100 kWc, elle est ramenée à 0,07 €/Wc.
Lecture économique : ce que ces tarifs impliquent vraiment
Pour les particuliers en 0–9 kWc, le cadre reste lisible et relativement stable. La rentabilité repose avant tout sur l’autoconsommation, chaque kilowattheure consommé sur place évitant un achat d’électricité qui peut monter à plus de 20 c€/kWh.
Pour les projets 9–100 kWc, la vente totale devient de plus en plus sensible aux baisses trimestrielles. À l’inverse, l’autoconsommation reste un levier économique robuste, à condition d’optimiser les usages électriques.
Exemple : un site de 36 kWc injecté en totalité génère désormais environ 9 000 € de revenus annuels, contre plus de 10 000 € quelques mois auparavant. En autoconsommation, un taux de 40 à 50 % permet souvent de compenser largement cette baisse.
Conséquences concrètes pour les installateurs et porteurs de projets
Les devis doivent intégrer des hypothèses de revenus plus prudentes sur l’injection.
Les études de profil de charge deviennent essentielles pour sécuriser la rentabilité.
Les solutions de pilotage énergétique, de délestage ou de programmation des usages prennent une place centrale dans la proposition de valeur.
Conclusion
Les tarifs S21 T1 2026 confirment un changement structurel du photovoltaïque français.
Le soutien public reste présent, mais il ne suffit plus à garantir la rentabilité d’un projet mal conçu.
La performance se joue désormais sur l’intelligence énergétique du site : autoconsommation, pilotage des usages et maîtrise fine des coûts.
Le message est clair : le photovoltaïque rentable en 2026 n’est plus seulement une question de puissance installée, mais d’usage réel de l’électricité produite.
Questions fréquentes sur les tarifs S21 T1 2026
Les tarifs photovoltaïques baissent-ils aussi pour le 0–9 kWc en 2026 ?
Non. Les installations photovoltaïques inférieures à 9 kWc conservent des tarifs fixes au T1 2026. Le tarif de rachat du surplus reste à 4,00 c€/kWh et la prime à l’investissement est maintenue à 0,08 €/Wc. Cette stabilité protège les particuliers des baisses trimestrielles observées sur les puissances supérieures.
La vente totale est-elle encore rentable pour les installations 9–100 kWc en 2026 ?
Elle peut l’être dans certains cas, mais sa rentabilité est en net recul. Avec des tarifs compris entre 7,92 et 9,11 c€/kWh, les projets en vente totale deviennent très sensibles aux coûts d’installation et de financement. La plupart des nouveaux projets trouvent aujourd’hui une meilleure rentabilité en autoconsommation.
Pourquoi l’État pousse-t-il autant l’autoconsommation ?
Parce que chaque kilowattheure autoconsommé évite à la fois un achat d’électricité coûteux pour le consommateur et une injection sur un réseau déjà fortement sollicité en milieu de journée. L’autoconsommation réduit les besoins d’investissement réseau et améliore l’équilibre du système électrique.
Combien vaut réellement un kWh autoconsommé en 2026 ?
Un kilowattheure autoconsommé vaut le prix de l’électricité évitée, soit généralement 20 c€/kWh pour un professionnel ou un particulier. À titre de comparaison, un kWh injecté est rémunéré entre 4 et 9 c€/kWh selon la puissance. C’est cet écart qui explique la bascule économique vers l’autoconsommation.
Faut-il encore installer du photovoltaïque sans solution de pilotage ?
De moins en moins. Sans pilotage, le taux d’autoconsommation plafonne souvent à 20–30 %. Avec du pilotage (chauffe-eau, chauffage, process, recharge de véhicules électriques), il est courant d’atteindre 40–60 %, ce qui change complètement l’équation économique du projet.
Les primes S21 vont-elles continuer à baisser après 2026 ?
Rien n’est officiellement annoncé, mais la trajectoire observée depuis 2023 montre une dégressivité progressive. Les porteurs de projets ont donc intérêt à sécuriser leurs dépôts de dossier et à concevoir des installations résilientes, peu dépendantes des tarifs d’achat.